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dimanche 3 avril 2016

BILAN LAOS

LAOS, où l'on écoute le riz pousser...

Je pense avoir bien fait, pour ce pays, de prendre le temps de ce bilan. Car, vous verrez au travers des autres synthèses, que le Laos tient une place tout à fait particulière dans notre voyage. Plus le temps passe et plus il prend de la place dans ma tête et dans mon cœur. Vous allez comprendre. 

Comme pour la Thaïlande, nous n’avions pas d’idées précises de ce pays, si ce n’est que j’imaginais que ce serait certainement le plus « roots », car bien moins riche que ses voisins. Par contre, on lisait un peu partout que son peuple était extrêmement accueillant et combien les sourires de ses habitants pouvaient être chaleureux. Bref, on s’attendait à une bonne expérience.
Après de nombreuses hésitations, nous avons finalement choisi de passer dans ce pays par sa frontière Nord Ouest en descendant le Mékong, et nous avons bien fait, vraiment bien fait, car : 

c’est sur cette frontière que nous avons rencontré nos amies québécoises, deux beautés qui bourlinguaient leur bosse en Asie pour quelques semaines. Elles se sont de suite attachées à nos faiseurs de bruit, et réciproquement,
- cette descente du fleuve a été pour moi, et je pense pouvoir parler au nom des miens aussi, l’une des belles étapes de notre périple. 2 fois 8 heures, avec des enfants, sur des sièges pas super confortables, ça peut paraître long…c’était presque trop court. Une descente paisible, des lumières éblouissantes, des scènes de vie touchantes et énergiques sur ses rives, deux autres rencontres, des argentins et des allemands, plein de peps, d'énergie, d'ouverture d'esprit, dont la pièce angulaire, encore une fois, était nos petits bruisseurs..
- les couchers de soleil….Ahhh les couchers de soleil… pas forcément spectaculaires, mais doux, invitant à la rêverie, à la poésie, à la nostalgie…

Mais je ne cantonnerai pas le Laos à ce fleuve puisque nous sommes également tombé sous le charme de Louang Prabang, et, dans une moindre mesure, de Vientiane.  Donc, avec cette croisière sur le Mékong, nous retiendrons :
Louang Prabang, qui est décrite dans de nombreux guides comme l’une de perles d’Asie. Et c’est vrai. Une douceur de vivre, et malgré la torpeur, au plus chaud des journées, c’est une ville animée, remplie de temples, partout, aux couleurs vives et aux mosaïques et dessins ciselés ; le Mékong qui coule tranquillement à ses pieds ; c’est  une ville splendide où il fait bon vivre ;
- Les petits dej sur la terrasse de notre hôtel à Louang Prabang étaient enchanteurs : délicieux et agrémentés d’une vue superbe sur un affluent du Mékong ;
- La Pistoche, véritable oasis pour les enfants qui ont passé une journée extra avec leurs nouveaux amis, des adultes en plus, en totale liberté puisque leurs parents n’étaient pas là;
- Un trajet en bus de 10h, mémorable. Bon, sur ce coup, les enfants et Sandrina risquent de déposer une motion de défiance à mon égard, mais je suis certain que ce sera différent dans 10 ou 15 ans et qu’ils s’apercevront qu’ils en gardent un souvenir fort : un long trajet dans une boite à sardines, une route ultra sinueuse, une musique un peu trop forte et très très casse pied à la longue, des gens entassés les uns sur les autres, bref, un voyage harassant mais tellement vivant et en totale immersion…
Vientiane, où l’on renoue avec de bons restaus : ahhhh la Terrasse, dont le patron franco-laotien nous aura permis de manger de bons petits plats, sans riz, sans piment, sans poulet…
-  La recherche de la tombe de « l’oncle » de ma mère, à Vientiane. Bon dit comme ça, ça peut faire un peu morbide, mais c’était une véritable quête : des kilomètres de tuktuk, un cimetière fermé qu’on doit escalader, une recherche en mode course contre la montre (les gouttes commençaient à tomber, le ciel grondait, dans un cimetière pénétré par effraction, ambiance…) pour enfin trouver ce qu’on cherchait et délivrer à cet oncle le message de ma mère. Les enfants se souviendront longtemps, j’espère, de ce moment.
- Des sourires, des gens accueillants et paisibles, une vie tranquille. J’ai l’u quelque part, qu’à l’époque de la colonisation, les français disaient, de façon un peu méprisante : « les vietnamiens plantent le riz, les cambodgiens, le regardent pousser, les laotiens l’écoutent pousser ». Eh bien, je prendrais cela plutôt comme un compliment, qui me rappelle une autre expression, à propos d’un commissaire français rendu célèbre par Fred Vargas, décrit comme un  « pelleteur de nuage ». Un peuple qui écoute le riz pousser, qui pellette des nuages, c’est un peuple poétique, qui aime la vie tranquille, qui accepte l’autre. Et ça, nous avons vraiment aimé !

Bref ! En dehors de la ville de Phonsavan que nous avons vraiment trouvé moche de chez moche, rien dans ce pays ne nous a déplu, et il restera, pour moi du moins, une étape mémorable, qui chaque jour grandit dans mon échelle de la nostalgie. 

Et maintenant, essayons de retranscrire tout ça en images…et sensations si possible. 





Mathieu 

samedi 2 avril 2016

Laos, J13 à J15 : Bye bye Laos et Good morning Vietnam!!!

Jeudi 31 mars :
Nous ne nous réveillons pas comme nous nous étions couchés... Je m'explique.
Dans l'hôtel que nous avions réservé, il n'y avait pas de chambre familiale donc nous avons réservé une chambre de 2 et une de 3.
Nous couchons les 3 petits qui étaient dans la chambre juste à côté de la nôtre (oui maman j'avais fermé leur porte à clé : eux pouvaient ouvrir de l'intérieur mais personne en dehors de nous ne pouvait ouvrir de l'extérieur!!!). Nous nous couchons quand la belle Nina rapplique en expliquant qu'elle avait peur. Elle nous avait déjà fait le coup à Louang Prabang et nous avions résisté mais là, elle nous a cueilli au moment ou nous allions nous endormir. Elle a donc eu gain de cause sans trop d'efforts d'argumentation de sa part. Donc les jumeaux se réveillent en constatant tout contents que j'avais pris la place de leur soeur qu'ils se sont empressés de traiter de trouillarde.
Nous prenons le petits déjeuner et nous préparons pour les devoirs.
 
Puis nous partons déjeuner dans un restaurant local juste à côté. Les repas sont toujours une épreuve avec les petits car nous essayons de conserver un semblant d'équilibre alimentaire mais : "c'est trop piquant, c'est trop poivré, les légumes d'ici sont pas bons, l'omelette est trop grasse (c'est vrai!!)....". Et j'en passe et des meilleures!! Bref la cuisine asiatique n'est visiblement pas leur tasse de thé. Ca tombe bien, c'est pas comme si nous allions y passer 3 mois encore!!!
Après la bataille du déjeuner, nous prenons un tuk tuk car la mère de Mathieu lui avait confié une mission : retrouver un très bon ami de son père au cimetière chrétien de Vientiane.
Mais bien sûr nous n'avons pas beaucoup de détails sur ce cimetière et encore moins d'adresse.
Mathieu avait localisé via ses recherches sur internet un lieu potentiel que nous indiquons au chauffeur. Mais arrivé sur le lieu potentiel, bien sûr pas de cimetière. Le chauffeur appelle un ami parlant anglais qui explique à Mathieu qu'il y a un cimetière militaire à un certain endroit. Nous repartons donc dans l'autre sens sous un ciel bien menaçant. Nous arrivons devant un cimetière militaire français....fermé par un cadenas. Zut, nous cherchons, à droite puis à gauche une autre entrée : rien!!! Mathieu et les enfants passent par dessus la grille sous le regard amusé de notre chauffeur.
Moi je reste à l'extérieur, je guette la police devant les grilles fermées.
 
Le vent se lève, l'orage n'est pas loin. Le vent souffle un peu plus fort et alors que je me tiens devant les grilles, par la force du vent, le cadenas cède et les portes s'ouvrent en grand devant moi.
Je vous avoue qu'à ce moment là, je me suis un peu sentie comme Jésus qui ouvre la mer en 2 :-)!!! Je n'en revenais pas, j'appelle le chauffeur et le vendeur ambulant tellement je trouve cela irréaliste. Les 2 personnages qui me rejoignent n'en reviennent pas non plus et me font donc signe d'entrer!!!
Le cadenas a cédé, attaqué par la rouille. Mais l'improbable c'est que le cadenas aurait pu céder la veille ou le lendemain!!!!
Je rejoins ma troupe déjà occupée à lire chaque nom de chaque tombe. Nous répartissons de manière militaire les recherches.
 
Et jusqu'à la dernière tombe nous ne trouvons rien. Puis juste à côté Mathieu avait repéré un cimetière civil. Nous continuons les recherches de ce côté là et nous dispatchons pour être plus efficace. Je m'approche de 4 grandes tombes en plein milieu de ce cimetière immense et je lis le nom recherché. Nina et Antoine qui étaient avec moi hurlent : "on a trouvé, on a trouvé...!!"
 
Mathieu est ravi d'avoir accompli avec succès sa mission. Les enfants sont fiers aussi comme s'ils avaient gagné une chasse au trésor et heureux aussi de faire plaisir à leur grand mère.
Après ce "cherche et trouve" nous rentrons pour laisser aux enfants le temps de jouer et nous organiser un peu la suite du voyage et notamment le Vietnam.
Oui ce coup ci on s'est dit qu'anticiper un peu plus, ce serait pas mal.
Nous partons diner dans un resto juste à côté de l'hôtel, cher mais qui plait aux enfants. Donc ce sera notre cantine du soir à Vientiane.
PS : Ah oui j'oubliais, nous avons enfin trouver un coiffeur digne de ce nom pour Antoine : ouf!!! Les petits coiffeurs de rue ne lui plaisaient pas (il est moins aventurier que son frère), et avait donc décider d'attendre la France pour se couper les cheveux!! Mais sa tignasse devenait impossible!!
Voilà le résultat :
 

Vendredi 1 avril : 
Nous nous réveillons encore comme nous ne nous étions pas couchés!!! La faute à la trouillarde!!
Nous travaillons, déjeunons et partons un peu plus à la découverte de Vientiane mais sans grande conviction.
Sur le chemin, un Ninja s'improvise, jeu hérité de nos amis argentins!!
 
Nous arrivons dans un parc non loin des rives du Mékong et pour la première fois en Asie nous tombons sur une grande aire de jeux pour les enfants. Ils sont ravis, depuis la Nouvelle Zélande, nous n'avions pas rencontré de parc!!!
 
C'est l'euphorie mais avec la chaleur accablante qu'il fait, ils sont crevés très rapidement. Cela me laisse le temps de me faire une petite pédicure en plein milieu du parc. Oui parce qu'à vientiane, il y a des petites dames à bicyclette qui vous proposent pour une somme ridicule la manucure et pédicure.
Bon alors, niveau hygiène quand je regardais leur barda, je n'étais pas convaincue. Mais ayant un peu de temps à tuer, les enfants jouant, je me lance dans une "pédicure" s'apparentant plutôt à un nettoyage de pied.
Et autour de moi, cela devient un vrai salon de beauté puisque un groupe de filles arrive et du coup, dans la minute, plein de petites cyclistes rappliquent pour s'occuper de leurs pieds et mains. Mathieu refusent 36 fois les services de ces dames. La scène devient très drôle.
 
Puis nous repartons vers l'hôtel pour l'opération bagages et l'opération encore un peu de devoirs pour Antoine.
Nous réussissons même à ouvrir un bouquin avec Mathieu, ce qui est un fait rarissime.
Nous n'aurons pas vu grand chose de Vientiane : son hyper centre, son parc, et son cimetière catholique.
Mais nous n'avions pas envie de jouer aux touristes dans cette dernière étape. Je me faisais la réflexion que c'est souvent le cas pour les dernières étapes de chaque pays, nous avons moins la gnac pour visiter. C'est comme si c'était le repos avant l'exploration d'un nouveau territoire, là en l'occurrence, le Vietnam.
Au Vietnam, nous comptons pas mal bouger. Ce repos ne sera donc certainement pas superflu.
Pour bien finir la journée nous retournons pour le 3ème dîner consécutif à ce restaurant français près de notre hôtel, la Terrasse.
Les serveurs sont heureux de nous revoir et cette fois-ci, c'est le patron du resto qui vient nous servir.
Il a été prévenu que nous étions des fidèles, éphémères mais fidèles tout de même. Il parle parfaitement français car il a vécu 20 ans à Evian (Danone is everywhere!!!) où il a appris la cuisine française. Puis il est revenu au Laos et a monté ce restaurant franco laotien et une boulangerie juste en face du resto (où nous prenions nos gouters!!).
Le monsieur est charmant et bienveillant avec ses employés : un patron comme ça ça fait plaisir à voir. Cerise sur le gâteau, il offre le dessert à chaque enfant et des macarons pour nous!!!
Il faut dire que Nina lui avait fait une opération séduction en lui disant que c'était de la grande cuisine gastronomique que son resto servait!!!
Qu'est ce qu'on ne ferait pas pour une crème brûlée :-))
Nous repartons nous coucher pour la dernière fois au Laos.

Samedi 2 avril :
Après la classe le matin, nous rangeons toutes nos affaires et faisons la check list avant le départ pour l'aéroport situé à 15 minutes de notre hôtel.
Nous arrivons à 11H40 à l'aéroport, soit 3 heures à l'avance comme souvent pour les vols internationaux mais visiblement en Asie 2 heures suffisent.
Nous enregistrons et partons dans une petite librairie au 1er étage de l'aéroport que Mathieu avait repéré et qui vend des livres français pour enfants aussi.
Chacun de nos 3 bambins repart avec un livre et ils sont hyper contents. Nous partons déjeuner et 50 minutes avant le départ du vol, nous nous rendons tranquillement en salle d'embarquement et la, nous sommes étonnés mais le vol pour Hanoi embarquait déjà!!
 
Maniement de baguettes s'il vous plait!!!
Nous nous installons, l'avion se remplit à peine (il doit faire partie des vols non rentables de la compagnie!!!) et 25 minutes avant l'heure du décollage eh bien il décolle!!!
 
En 50 minutes au lieu d'1h10 il atterrit à Hanoi sous la pluie et les nuages et 20 minutes après nous étions dans un taxi avec nos sacs. C'est le trajet le plus efficace jamais vécu!!!
Décoller en avance, je ne pense pas que cela soit très protocolaire???
Nous arrivons à notre hôtel situé en plein coeur de la vieille ville de Hanoi. La ville grouille de monde. Il y a des rues dans tous les sens, des véhicules partout, une densité de petites échoppes incroyables et des branchements électriques qui laissent à penser que l'électricité à Hanoi tient du miracle!!!!
Mais nous aimons bien cette énergie qui nous donne envie d'en découvrir plus.
Bonne première impression, nous verrons.
Allez bonne soirée, nous avons de la lecture!!!
 

Sandrina

jeudi 31 mars 2016

Laos, J9 et J12 : Phonsavan pour le WE de Pâques : on aurait pu trouver mieux!!!

Dimanche 27 mars : 
Réveil à 06H30 pour boucler les affaires, avoir le temps de prendre un dernier si bon petit déjeuner et faire le tour de nos chambres sans stress pour ne pas donner trop d'eau au moulin à la liste des objets perdus de Mathieu!!!
A 07H45, le tuk tuk nous attend pour nous amener à la gare de bus de Louang Prabang à une dizaine de minutes de notre hôtel.
Nous arrivons un peu après 08H et cherchons le bus pour Phonsavan. Je laisse Mathieu et les enfants et pars au guichet pour demander l'emplacement de notre véhicule.
C'est celui-ci me dit le guichetier.
Ah ouais d'accord.....ah la vache....quand même....Aie... Ca va être terrible!!!
Bon ben je vais me forcer à sourire comme si de rien n'était pour conduire ma petite troupe à notre euh comment dit-on objet roulant!!!!!!
Et nous revenons tous les 5 vers le "bus".
Et là, ce mini bus nous livre déjà toute son audace : il a sur sa galerie 2 motos sanglées. A côté de ces motos sont censés loger tous les bagages de tous les passagers.
Mais comment ont-ils faits pour monter les 2 engins?? Improbable!!!
 
Puis du bas des petites marches, nous voyons qu'à l'intérieur il y a beaucoup de monde et que le bus en fait est déjà euhhhh plein!!!!
Et là je sens monter la colère de Nina qui me dit : "non mais qu'est-ce-que c'est que ce bus pourri!!! Ca pue, c'est sale. Non mais y a pas moyen. On va attendre demain pour avoir un vrai bus. En plus c'est pas que pour 2 ou 3 heures, maman! On a 8 heures de transport dans ce truc horrible!!!!!"

Alors en réalité de quoi se parle-t-on??
C'est un objet roulant, local, pouvant transporter, au vue du nombre de places assises, une vingtaine de personnes. Mais les laotiens sont inventifs, créatifs et généreux : ils laissent monter tous les gens qui souhaitent voyager dans ce bus!!!! Ils ont vraiment un grand coeur!!!!!
Heureusement nous avions des places numérotées. Donc une personne de la compagnie demande à toutes les personnes assises dans le bus de descendre et semble vouloir remettre un peu d'ordre. Tous les 5 sommes à peu près bien installés ce qui n'empêche pas Nina de continuer à bouder.
J'essaye de la dérider en lui disant que : nous qui voulions vivre une expérience locale, on est servi!!! Elle me rétorque qu'elle ne croit jamais avoir mentionné ce souhait la concernant.
Bon euh c'est pas faux!!!
                                
            le bus encore vide. ça va encore...           ahhh, ça y est, ça se remplit...mais pas encore à 100%
                                                    
                                                        et ça c'est la vue qu'a Mathieu 
Moi, ce qui me soulage c'est que les fenêtres du mini bus peuvent s'ouvrir.
TRES IMPORTANT lors d'un long trajet en bus, à fortiori quand la route est sinueuse de pouvoir ouvrir la fenêtre pour prendre de l'air et calmer les éventuelles nausées, ou les évacuer par la fenêtre. 
Et oui, 5 mois après, je suis encore traumatisée par le trajet Lima-Cusco!!!
La personne de la compagnie joue donc à Tétris avec les gens et les espaces disponibles dans le mini bus. Il place quand même un monsieur d'un certain âge sur les genoux d'un autre monsieur d'un certain âge. Ces 2 monsieurs ne se connaissant pas évidemment. Bon, ça aurait pu être pire, ce monsieur aurait pu voyager sur les genoux de Mathieu !-) A 08H30 précise, nous partons, entassés!!
 
Quelques minutes après, le chauffeur, grand mélomane très certainement, décide qu'un trajet sans musique c'est embêtant et nous passe sa playliste laotienne.
A fond...il met la musique à fond!!! D'emblée, je déteste la musique laotienne qui utilise beaucoup d'instruments aigus et de chanteurs spécialisés dans le faux!!!
Et pourquoi je vous dis que je déteste??? Eh bien parce que j'ai eu les 8 heures de trajet pour bien me faire une opinion!!!!!!!
Quand je sens que les petits sont occupés, je place mes écouteurs sur mes oreilles et me réfugie dans ma propre playlist!!!
Dans notre malheur, le chauffeur conduit prudemment et y va mollo dans les virages...enfin la première partie du trajet quand il n'était pas encore trop pressé d'arriver.
En dehors d'un vomi d'Antoine (la moitié dans le sachet, l'autre moitié sur ses pieds...) tout le monde s'en est bien tiré. Nous sommes hyper heureux d'arriver dans Phonsavan, une ville....moche.
Mais alors vraiment horrible et sans intérêt dans laquelle on vient en plus de perdre 10 degrés.
On prend un taxi qui nous amène à notre hôtel qui aurait pu être pire pour un hôtel que nous payons 18 euros la nuit pour 5.
Bon, donc, premier aperçu de Phonsavan très moyen. Mathieu me dit : "je veux partir"... c'est vous dire si.
Généralement quand nous faisons des trajets horribles, notre étape d'arrivée nous console et nous fait oublier les moments pénibles du transport!!! Eh bien là, nous dinons un hamburger frites pourtour qu'au moins, les enfants finissent la journée sur une touche positive.

Lundi 28 mars : 
A 08H30 nous partons chercher dans le centre ville un endroit où petit déjeuner.
Je me disais que nous avions peut-être vu la ville un dimanche soir et que cela avait peut-être donné un aperçu erroné.
Non, non en ce lundi matin, la ville est toujours aussi laide!!!!
Nous petit déjeunons et rentrons à l'hôtel pour faire les devoirs.
 
Vers la fin des devoirs Mathieu me dit : "je ne sais pas si nous avons bien fait de venir à Phonsavan finalement"
Il m'explique qu'en fait nous avons mal évalué les transports nous amenant jusqu'à Hanoi.
Ah, la c'est beaucoup moins drôle. Je finis les devoirs et regarde un peu de quoi il me parle.
Les blogs et les sites expliquent que ce que nous voulions faire avec Mathieu était vraiment un plan de looser!!!
Pourtant ça me paraissait un peu roots certes mais avec l'avantage de nous faire voir du pays en avançant vers le Vietnam. Mais nous n'avons pas vu un site ou un blog qui raconte quelque chose d'un tant soit peu positif sur les 30 heures de bus qui nous attendaient!!!
Vous me direz : "vous n'auriez pas pu lire ces trucs là avant???".
Et je vous répondrai : "si bien sûr, nous aurions pu!! Mais nous ne l'avons pas fait".

Reprise du texte par Mathieu : ce que Sandrina pense en réalité, c'est : "Mathieu n'aurait pas pu regarder ça avant - après tout c'est son job" "Si bien sûr, mais il ne l'a pas fait". Alors, oui je pensais bien que nous aurions de la route jusqu'au Vietnam, dans des bus certainement un peu roots. Mais je pensais que la route serait plus droite, et finalement assez simple. Mais en regardant dans le détail, non seulement les bus sont très roots, mais la route, bien que très belle, est défoncée et sinueuse, mais qu'en plus, l'arrivé à Thahn Hoa, sent l'arnaque à plein tube. 2 ou 3 expériences, lues sur des blogs, disent qu'arrivés là-bas, si vous voulez poursuivre dans la foulée jusqu'à Hanoi (ce qui est notre cas), il faut prendre un minivan à prix d'or, que celui-ci vous dépose en fait dans une autre station de bus, que le chauffeur vous emmène finalement après l'avoir menacé de le taper, mais qu'il vous dépose sous un pont, dans la périphérie de Hanoi...bref, ça nous a bien refroidit...

Reprise de Sandrina : bon, réunion de crise : que faisons-nous, comment nous réorganisons-nous? quelle décision prenons-nous???
Tout ça avec une connexion Wifi pourrie bien sûr!!!
Déjà nous réservons notre excursion pour la Plaine des jarres du lendemain qui a intérêt à être un site canonissime vu le peu d'intérêt de la ville!!!! Si les jarres pouvaient rendre l'étape Phonsavan utile..
Après discussion et réflexion, finalement nous décidons de reprendre un bus mais pour Vientiane. Et de là nous prendrons un avion pour Hanoi!!!
Donc pour aller à Vientiane, on ne coupera pas à un 10H de bus. Mais bon cela vaut mieux et nous garantit d'arriver à Hanoi sans se faire arnaquer 15 fois et et sans trop de stress.
Donc notre première journée à Phonsavan a été pourrie mais nécessaire pour nous reprogrammer un voyage jusqu'au Vietnam sans occasionner de burn out!!!!
Le cas échéant eut été dommage, vous ne trouvez-pas???
Allez bonnes cloches!!!
les cloches que nous aurons fêtées à coups de Tchips, comme disent les québécoises...

Mardi 29 mars :
Juste avant de partir avec notre chauffeur je télécharge sur Wikipedia, l'essentiel à savoir sur la plaine des jarres, histoire de partir avec un minimum d'infos et pouvoir expliquer aux enfants ce que sont ces blocs de pierre. Là, il faut être malin et leur donner un maximum de sens car nous allons visiter les 3 sites!!! Donc ça fait beaucoup de jarres à admirer. Je me souviens qu'ils se plaignaient du nombre de moais à l'île de Pâques alors là des jarres, je risquais de les entendre!!!
Nous commençons par le 3ème pour être à contre courant des autres touristes.
Nous marchons une dizaine de minutes à travers la campagne laotienne et des champs de rizière mais secs qui doivent être magnifiquement vert fluo à la fin de la mousson!! Je crois que ce sera la partie qu'aura préféré Mathieu. 
 
Puis nous arrivons à l'enclos dans lequel sont enfermées de nombreuses jarres de grès. Le site est très agréable, boisé et calme. Nous sommes seuls pour observer ces grosses vasques créées par on ne sait pas qui, on ne sait pas quand, pour on ne sait pas quoi!!
Non mais vraiment, il y a très peu d'informations sur l'origine et l'utilité de ces récipients géants. Leur construction est datée entre -5000 et +800 après JC donc la fourchette est quand même très large. Quant à leur utilité, il existe plusieurs hypothèses : jarres permettant de stocker des aliments ou urnes funéraires. 
Mais il y a un point commun avec la cité Inca du Machu Picchu, les moais de l'île de Pâques et ces jarres : c'est le mystère du transport de ces objets.
Comment ces jarres taillées à plusieurs centaines de kilomètres se sont retrouvées disséminées sur ces sites?
 
                                                                                        bon, quand même, Antoine et Romeo sont moyennement passionnés...

Nous enchaînons donc les 2 autres sites, le 1er étant le plus vaste et finalement le plus troublant.
Sur tout le chemin parsemé de jarres, certaines pouvant aller jusqu'à plus de 2m50 de hauteur, nous trouvons aussi des trous d'obus rappelant que le Laos a été une cible des américains au moment de la guerre du Vietnam. Les viet mihn contournaient en effet les obstacles en empruntant des chemin par le Laos. Le Laos a donc été en guerre tout autant que le Vietnam, sauf qu'au Loas, personne ne se défendait et ne "menaçait" le modèle occidental. Les US auraient lâchées environ 270 millions de bombes sur le Laos soit une toute les 8 minutes pendant 9 ans. C'est énorme!!!
Je n'imaginais pas que le Laos avait été autant pris à partie dans cette guerre terrible.
Puis nous repartons dans l'horrible centre ville de Phonsavan pour déjeuner, cette ville ne va vraiment pas nous manquer.
Nous disons au revoir à notre chauffeur qui nous parle de notre départ du lendemain. En effet le lendemain nous partons de la station de bus à 08H pour Vientiane. 
Et il nous dit : "j'ai eu la station de bus et ils viendront vous chercher gratuitement à votre hôtel à 07H30!". Avec Mathieu, nous nous regardons interloqués : comment notre chauffeur qui n'a aucun rapport avec la station de bus peut nous donner une telle information. Et comment la station de bus savait que nous allions passer la journée avec ce chauffeur sachant que Mathieu a acheté presque anonymement les billets!!! Bizarre bizarre.
Nous déjeunons et décidons d'aller à la station de bus à 2 pas pour éclaircir ce mystère.
Quand nous en parlons au guichet, ils semblent ne rien comprendre. Ouais c'est bien ce que nous pensions, ça a l'air d'être n'importe quoi.
Nous en profitons pour regarder avec quel bus nous partirons le lendemain...bon ben c'est le même que la dernière fois!!! Sauf que celui-ci a des rideaux et est clean donc Nina le trouve beaucoup mieux que le précédent!!!
Au final, nous gardons notre plan initial, à savoir le lendemain, départ de l'hôtel à 07H15 à pied pour faire les 500 mètres qui nous séparent de la station de bus.
L'après-midi se passent tranquillement au rythme des devoirs et des bagages.
D'ailleurs je dois dire que nous devenons des champions du monde pour rempaqueter en 2 temps 3 mouvements!!! Il faut dire que nous en avions largué un bon bout au moment de la Thailande. Cette corvée nous prend de moins en moins de temps.
Nous dînons dans le même resto que la veille, le seul potable de la ville semble-t-il et Antoine en profite pour se faire un petit dessin animé. Oui même en laotien c'est pas grave c'est bon à prendre!!!!
 


Mercredi 30 mars : 

Le réveil nous tire du lit à 06H20 pour nous préparer et nous rendre avec tout notre barda à la station de bus. Nous libérons les chambres et arrivés à la réception de l'hôtel nous sommes accueillis par un laotien qui nous demande si c'est bien nous qui partons à Vientiane.
Nous répondons oui et il nous montre un mini van hyper confortable avec 2 touristes à l'intérieur.
Le chauffeur nous dit que c'est notre véhicule.
Nous ne comprenons rien. Nous lui montrons nos billets et il nous invite à monter. J'interroge les 2 femmes à l'intérieur qui me confirment qu'elles vont bien à Vientiane directement.
Nous montons dans le super mini van en repensant à celui que nous avions vu la veille. Nous sommes hyper confortablement installés et nous n'osons à peine croire que nous allons pouvoir faire tout le trajet dans ce véhicule. Et pourtant, allez savoir comment, c'est bien ce qui c'est passé!!! C'est la magie du réseau au Laos.
Pour autant, je reste sur mes gardes en me disant que si ça se trouve il allait encore chercher 14 personnes alors qu'il ne restait plus que 2 places assises. 30 minutes après le départ, il s'arrête effectivement pour prendre un autre passager, un laotien. Il charge ses sacs dans le coffre, un sac de riz énorme entre nos sièges, un petit lapin dans une cage au pieds du voyageur qui grimpe à son tour avec sa mitraillette. Oui oui vous avez bien lu, avec une mitraillette et une vraie!!
Bon là je me dis que j'aime pas du tout ce principe de voyager avec un étranger qui a une arme à feu.
Mais en dehors de moi j'ai l'impression que tout le monde trouve ça pas si choquant puisque les 2 touristes font des gouzis gouzis au lapin!!!
Ceci dit, depuis phonsavan, nous avions vu pas mal de gens se baladant armés.
Mais la présence de cette arme me met vraiment mal à l'aise et je me dis que je vais l'avoir à l'oeil. Je me surprend à imaginer des plans en cas d'attaque!!! Ben oui je vais vite en besogne mais en même temps je ne suis pas rassurée.
Au final je vous rassure tout se passe très bien. Le trieur d'élite me donne même l'impression d'avoir été piqué par la mouche tzé tzé tellement il dort pendant le voyage. Comme nos garçons..
                                      
Puis nous arrivons à une bifurcation entre 2 routes : une bitumée et une autre qui est en construction et ne semble pas vraiment praticable. Je n'imaginais pas 3 secondes, ralliant la plus grande ville du Laos que nous partirions vers la route en devenir.
Et là pendant une heure nous empruntons une piste, pleine de creux, de bosses, de raidillons, slalomant entre les engins de chantier. Car ce n'est pas une piste, mais bien une route en construction, incroyable de voir ça...


Mais nous ne sommes pas les seuls, nous voyons même des gros cars de touristes empruntés cette voix improbable.
Ce morceau de route a été un peu long j'avoue.
Malgré tout cela, après 8 heures de route, nous arrivons à Vientiane où le hasard fait que le chauffeur nous laisse à 200 mètres de notre hôtel.
Nous logeons en plein centre ville et nous en sommes heureux car cette fois-ci le centre ville nous plait d'emblée, en tous cas les 4 rues qui quadrillent notre hôtel!!!
Alors le mystère du bus local qui se transforme en mini van de luxe??? Et bien nul ne le sait et ne le saura jamais??
Encore une histoire d'ange gardien peut-être!!!!!
Sandrina

samedi 26 mars 2016

Laos, J6 à J9 : Fin de la douce vie à Louang Prabang!!!

Mercredi 23 mars : 
Nous réussissons enfin le matin à faire une vraie session de devoirs grâce aux allemands qui se sont couchés à 06H du matin et qui se sont du coup réveillés à 13H ne venant distraire nos enfants qu'à la fin de la classe : oufff!!!!
Mais Antoine a quand même eu une courte visite pendant qu'il travaillait : une touriste chinoise venue voir de près comment le Tonio travaillait!!!

Josée et Valérie arrivent avec leur gros sac à dos pour passer leur dernier après-midi à Louang Prabang avec nous. Elles partent ce soir pour Vang Vieng.
Nous partons tous les 7 à la piscine, là où les filles accompagnées des argentins avaient baby sitté nos enfants!!
Nous aussi la piscine nous faisait bien envie.
Les allemands qui avaient prévu de faire un bout de visite de la ville en scooter nous disent qu'ils nous rejoindront là ou nous serons en définitive.
Nous partons donc en tuk tuk à la pistoche, le vrai nom du lieu.
Une piscine assez grande avec un bar dans l'eau mais cela nous le savions déjà car cela avait impressionné nos enfants la première fois. Il n'y a que des touristes. Nous nous baignons et cela nous fait grand bien car la chaleur est étouffante. Nous jouons au Ninja dans l'eau, nous jouons au ballon dans l'eau.
 
Puis je remarque une famille avec 2 enfants de 5 et 7 ans parlant français. Je dis à Valérie que ce cas de figure ressemble à une famille partie faire le tour du monde car il n'y a pas de vacances scolaires à cette période de l'année. Cela se confirme un peu plus quand je vois la maman étudier le français avec son garçon.
Je vais discuter avec eux et il s'agit effectivement d'une famille clermontoise partie depuis janvier 2016 et partie faire un tour du monde. Leur tour est assez similaire au nôtre mais eux commencent de l'autre côté.
Nous discutons des devoirs, des étapes asiatiques qu'ils ont faites et nous pas encore et échangeons nos blogs.
Et en discutant avec la maman de nos anciens boulots, je tombe des nues d'apprendre que le papa travaille à l'usine de Volvic!!!
Qui a inventé l'expression : le monde est petit?? Je ne l'aime pas trop d'habitude je la trouve un peu toute faite mais en l'occurrence, là, qu'est ce que c'est vrai!!!!
Puis arrive l'heure de départ des filles. C'est une triste séparation. Nous ne nous recroiserons pas pendant notre tour en tous cas.
Mais un jour peut-être à Quebec, à Paris ou en Australie.... hein les filles, qu'est ce que vous en dites???
Puis nous repartons à l'hôtel et vous vous demandez peut-être ce que sont devenus les allemands qui devaient nous rejoindre? Et bien nous ne le savons pas. Les enfants me disent : "j'espère qu'ils ne sont pas partis!! ". Je les rassure. Le Tuk tuk nous dépose devant l'hôtel et qui voyons nous là : les allemands!!
Ils étaient trop fatigués pour nager et sont restés tranquilles.
Mais nous convenons de diner ensemble. Avec Mathieu cela fait 3 jours que nous avons acheté des pommes de terre et des brocolis pour les cuisiner à l'hôtel mais pas moyen il y a toujours une délégation étrangère pour nous convaincre de sortir au moment du dîner.
Et a fortiori cette fois ci c'est notre dernière soirée France - Allemagne!!!
Chacun de nos enfants trouve une monture et c'est parti pour le diner...
 
Nous passons encore une excellente soirée en leur compagnie et nous repartons tous nous coucher car le lendemain c'est vraiment leur départ aussi.
Je prépare psychologiquement les enfants au fait que tous leurs amis allaient définitivement partir.
Ca va, ça se passe bien. Ils sont un peu tristes mais habitués maintenant aux séparations.
Ils apprennent ces enfants à profiter de l'instant présent. C'est bien, je trouve que c'est une excellente chose même. Serait-ce un début d'apprentissage de la vie???

Jeudi 24 mars :
Une grande partie de la journée sera consacrée à travailler. Oui parce qu'avec toute cette agitation, la partie scolaire a été un peu light ces derniers jours.
Les allemands apparaissent 5 minutes juste le temps de nous dire qu'ils allaient acheter leur billet de bus et nous nous donnons RDV à l'hôtel un peu plus tard pour se dire au revoir.
Nous avançons bien sur notre programme. C'est une bonne chose car une fois que j'aurai fini leur programme scolaire, je me suis dit que le m'attaquerai à des cours d'anglais intensifs et pourquoi pas d'espagnol.
Le voyage et les rencontres que nous faisons me convainquent de l'hyper importance de savoir communiquer.
A l'heure dite, nous embrassons tendrement les allemands. Certains retardataires finissent d'écrire dans les petits carnets des enfants.
 
Nous savions alors que le groupe lui-même se séparait : 3 d'entre eux rentrent en Allemagne les prochains jours mais Fabien et David restent encore 8 jours en Asie.
Et ils nous disent qu'ils nous attendront à notre arrivée à Phonsavan le dimanche 27!!!!!
Finiront-ils le tour du monde avec nous :-))
C'est parfait!!! La perspective de les revoir dans 2 jours nous ravit et rend la séparation moins difficile.
Nous parlons de nous revoir en Allemagne, à Hambourg. Et nous sommes bien séduits par l'idée.
Nous partons déjeuner, je guette la réaction des enfants après cette fraîche séparation mais tout se passe bien. Merci David et Fabien de nous revoir à Phonsavan!!!!
Au retour, nous nous octroyons 40 minutes de repos avant de nous remettre aux devoirs. En fin de journée nous partons au Night Market.
D'innombrables étals s'enchaînent. Mathieu se rachète des T-shirts ayant usé 2 des siens pendant le voyage pour 3 fois rien.
Nous, nous promenons, partons faire des envois à la poste et rentrons dîner!!!
Et au programme du dîner....eh bien enfin les fameux brocolis patates!!!!!
 

Vendredi 25 mars :
De nouveau à 5!!!
Nous comptions avec Mathieu que cela faisait depuis 7 jours que nous étions "internationalement" entourés.
Au programme il y beaucoup de devoirs..trop Mathieu me faisait remarquer!!! Aurais-je un problème à calibrer mon niveau d'exigence???
Il faut dire qu'une proportion non négligeable des 3 avaient décidé qu'ils n'avaient pas envie. Donc ça a swingué et cela nous a amené à travailler une grande partie de la journée.
 
Oui parce que si on travaille pas parce qu'on a fait des supers rencontres ( ce que nous autorisons) et si on travaille pas parce que pas envie (ce qui est inadmissible) et bien on risque de ne pas faire grand chose!!!
Je leur remet cela en perspective mais cela ne marche que partiellement.
Pour autant, Romeo a officiellement commencé ce jour son fichier de maths de CE2. Pour l'instant ce ne sont que des révisions de CE1 donc il se balade.
Après l'effort, le réconfort : nous partons nous balader sur les bords du Mékong : promenade dont on ne se lasse pas.
 
Et nous retournons diner à un restaurant que nous avions beaucoup aimé!! Nous passons un agréable moment tous les 5 à pas mal rigoler des pitreries des uns puis des autres.

Samedi 26 mars :
Cette fois-ci, je fixe les règles du travail : on ne travaille que 2 heures mais à fond!!!
2 sur 3 sont à fonds mais Antoine n'a visiblement pas encore compris le concept d'être à fond.
Donc comme assez souvent, l'atmosphère entre nous et le petit bonhomme est électrique!
Les devoirs pour Antoine se prolonge un peu plus longtemps que pour les autres. Pendant que Mathieu s'occupe du rebelle, moi je commence à ranger nos affaires car demain c'est le départ et en 7 jours nous avions pris nos aises et donc éparpillé nos affaires!!!
Après cela nous partons visité le temple qui surplombe la ville de Louang Prabang car perché sur une colline en plein milieu de la vieille ville. Au delà du temple c'est surtout le panorama qui vaut le détour!!!
  
Puis nous nous dirigeons vers un pont de bambou pour nous rendre sur l'autre rive mais c'est payant....pour les touristes. Les locaux eux passent sans problème : sympa!!! Donc cela nous énerve un peu surtout quand nous apprenons que nous devrons repayer au retour également!!
On a trouvé ça gonflé et n'y sommes pas allés même si la promenade en face avait l'air bien chouette.
Heureusement il y a le spectacle le plus fabuleux et en même temps gratuit pour tous les hommes de la planète : le coucher du soleil!!!


Après dîner, nous rentrons car nous devons boucler nos bagages.
Louang Prabang c'est fini. Demain nous partons vers Phonsavan et la plaine des jarres.

Pour nous, Louang Prabang résonnera d'une manière toute particulière car nous y avons vécu une fantastique expérience.
La ville, déjà, est un havre de paix et une trêve tranquille et apaisante. Nous n'avons pas fait tout ce que nous voulions y faire mais nous avons vécu des choses inattendues qui ont bien plus de valeur que cocher les cases d'un guide.
Je suis heureuse aussi que les enfants sachent s'attirer des gens aussi gentils et nous permettent de faire de si jolies rencontres.
Oui car tout cela c'est bien grâce à eux : grâce à leur énergie sans faille, à leur ouverture et à leur curiosité des autres. Ces 3 petits êtres sont à leur façon inspirant.
Cela me pose question bien sûr car, dans le même temps, pour des parents, avoir 3 modèles comme cela c'est bien sûr très fatigant, a fortiori en tour du monde où nous sommes tous ensemble tout le temps.
Et puis, à force d'entendre qu'ils étaient turbulents, trop bruyant, de le penser si souvent moi-même...j'ai développé une crainte qu'ils dérangent les autres et suis toujours au garde à vous pour être sûr qu'ils restent bien dans les clous.
Je crois que, parfois, j'ai perdu de vue tout le positif de leur façon d'être.
Or les amis qu'ils se sont faits admirent leur énergie et les valorisent pour cela et m'ont permis, sans qu'ils le sachent, une certaine forme de remise en question.
Il y a quelques années quand nous étions en vacances à Kerfontaine (Bretagne), Philippe et Marie-Odile (oncle et tante de Mathieu)m'avaient déjà dit cela d'une certaine façon (merci Philippe et Marie-Odile pour votre bienveillance!!!)
Je vais essayer d'y penser un peu plus pour laisser mes 3 enfants être ce qu'ils sont (dans la limite du supportable!!!!). Et tant pis si cela dérange!!
Parce que si faire du bruit c'était exprimer sa joie de vivre, ne voudrions nous pas que le monde soit une cacophonie?????
 
Sandrina