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dimanche 21 février 2016

BILAN NOUVELLE ZELANDE

La Nouvelle Zélande…pourquoi diable ce pays si lointain ? Eh bien je crois que la première raison, c’est justement parce qu’il est si loin. Et pour ses paysages évidemment. Chaque documentaire était un réel plaisir, des images plein le cerveau, des envies de tout larguer, et d’aller marcher…Ce pays était un fantasme…

Alors, de même que les couleurs rougeoyantes des érables canadiens, de même que les inébranlables assemblages incas, de même que nos copains Ushueiens, la Nouvelle Zélande constituait une étape incontournable dans notre périple.  

Alors, quelles étaient nos attentes ? Eh bien, des paysages fantastiques, de grands espaces, une nature brute, de la liberté.
On a vécu tout ça, et bien plus encore. 

D’abord, les paysages. Ce qui m’a surpris sur cette île, c’est la diversité des panoramas dans un….tout petit mouchoir de poche (largement deux fois plus petit que la France). Et ça, dès la première journée. On s’enfourne dans notre Toyota Aurion et on file un peu au radar vers la péninsule de Coromandel. Et au fur et à mesure qu’on sort d’Auckland, on se retrouve très vite à la campagne, qui ressemble étrangement au bocage normand, avec ses vaches, ses collines verdoyantes, avec tout de même quelques espèces végétales qui nous rappellent que nous ne sommes pas loin de la Polynésie. Et puis, au détour d’un virage, nous voici plongés dans les forêts vosgiennes, avec tout de même des arbres beaauuuucoup plus grands. Et en sortant de cette forêt, nous voici immergés dans la jungle vietnamienne, qui débouche sur les côtes bretonnes, un petit air d’Irlande, le ciel et les arbres de la Tierra del Fuego… Incroyable le nombre de tableaux traversés en l’espace de 2 heures seulement. Puis le lendemain, au gré des lacets le long de la côte, des plages polynésiennes, et des pythons rocheux comme on en trouve dans la mer d’Adaman. Puis, quelques jours plus tard, des paysages de fin du monde secs, arides, qui puent le pet faisandé, odeurs qui émanent des entrailles de la terre, celles-ci rejetant en surface ses liquides, aux couleurs surnaturelles. Puis, quelques kilomètres plus loin, on passe dans les Rocheuses canadiennes, des glaciers bruts, des vallées glaciaires alpines, qui se jettent dans une mer turquoise…encore plus loin, un paysage de farwest, des collines arides d’un côté, des lacs bleu profond de l’autre, puis, 3km plus loin, des torrents corses qui creusent la roche encore et encore, pour devenir des gorges cévenoles, mais d’un turquoise plus saturé, et enfin…enfin les fjords norvégiens, des montagnes entaillées par l’érosion millénaire, le mélange de la brume matinale et des premiers rayons dorés qui créent une lumière extraordinaire.
Bref, pour l’être en quête de nature, nul besoin de parcourir le monde, il suffit de battre les flancs de ces îles. 

Quant à la liberté, ouahhh. On ne sent effectivement aucune barrière. Pour peu que tes jambes te portent, tu iras où tu veux. Quelle sensation lorsque que j’ai enfilé mes runnings et suis parti courir au pied du glacier Franz Joseph, j’en avais la chair de poule. Bon, comme mes jambes ne m’ont pas porté bien loin, je me suis vite arrêté. Comme quoi pour jouir d’une liberté absolue, il vaut mieux être en pleine forme. 
Et ce baptême de l’air…question liberté, l’hélico c’est vraiment chouette. J’adore la photo d’Antoine et Romeo que vous verrez sur le petit film. J’ai appuyé un peu par hasard sur le déclencheur, mais ce hasard a su saisir une expression d’incroyable bonheur non ? 

Et ces quelques semaines passées en voiture, à nous faire la popote dans des auberges de jeunesse, à s’arrêter piqueniquer où on le voulait, à faire nos courses dans des big super marchés (moi, dont le kif est de faire les courses le samedi matin à l’Inter du coin – non ce n’est pas antinomique avec la soif de nature), à écouter du Renaud en roulant, à tailler des épées aux garçons à chaque promenade (ça en fait des bâtons dans le coffre…), à s’arrêter dans des aires de jeux incroyables, à jogger au cœur d’une nature intacte, à regarder Harry Potter en famille, à se baigner dans des vagues immenses, eh bien ces quelques semaines ont été une vraie bulle d’oxygène (façon de dire, après tout, on en manquait pas trop depuis ces derniers mois…). 

Bon, vous l’aurez compris, Niouzélande, on a kiffé un max. Nous verrons à la fin du voyage, mais à priori, ce pays figure dans le top 3 de nos faiseurs de bruit. 

Donc, pour résumé, les plus de cette étape : 
- le baptême en hélico au-dessus du glacier,
- la nature et le bleu sous toutes ces nuances (et Dieu sait que Sandrina adore le bleu!!!),
- les playgrounds (faut vraiment que je fasse un post sur les aires de jeux…)
- le musée TePapa,
- la douceur de vivre,
- les baignades dans les lacs, les cascades, les gorges encaissées,
- une virée dans le monde des Hobbits

Les moins (en cherchant bien hein !) :
les moustiques, comme ceux du Machu Pichu. Ils te plombent un arrêt goûter un rien de temps,
- la compagnie Qantas, qui nous a bien pris la tête à notre départ pour la Thaïlande,
- les Kiwis, qu’on n'aura pas vu…Tonio était tout déçu…

Allez, et maintenant, voici en image nos moments, nos paysages, nos sensations les plus marquantes. 



Mathieu

Départ de Nouvelle Zélande le dimanche 21 février : un vaudeville en 10 scènes.

Dimanche 21 février : décidément on n'a pas de chance les 21 de chaque mois!!!


Je vous ai quitté le 20 février au soir, veille de notre départ pour Bangkok. Je vais vous conter notre sortie épique de ce splendide pays qu’est la Nouvelle Zélande qui s’était tellement attaché à nous que j’ai bien cru que nous ne réussirions jamais à en repartir.
Je m’endors un peu difficilement. Je ne suis pas sereine par rapport au vol du lendemain matin mais je ne sais pas pourquoi. D’ailleurs je demande à Mathieu de revérifier les horaires de vol et la date. Je revérifie moi-même de mon côté. Je finis par m’endormir et après une très courte nuit le réveil sonne à 02h et quelques.
Nous nous réveillons assez facilement, tous 5 galvanisés je crois par nos prochaines retrouvailles.
Je fais comme d’habitude un dernier tour des chambres afin de remplir le plus lentement possible l’article 3 de Mathieu sur les objets perdus. Puis j’allais fermer à clé la porte fenêtre du balcon de notre chambre quand je me dis consciemment : hummmm laissons la ouverte on ne sait jamais.
Je laisse les clés des 2 chambres que nous occupions à l’intérieur et claque la porte. Le taxi arrive à 03H05 comme prévu.
Scène 1 : Quand ça commence mal mais ça va encore…
Dès l’entrée dans le hall, je regarde l’écran des départs et je ne vois pas de départ à 06H10. En revanche je retrouve bien mon numéro de vol mais avec un départ à 07H30.
Il est 3H30 du matin, je rouspette en me disant qu’on aurait pu dormir une heure de plus puis nous partons nous enregistrer.

Scène 2 : quand j’ai un problème avec le numéro 142…
Je tends mon téléphone avec mon numéro de référence et le type me confirme bien que le vol 142 part à 7H30. Je lui demande si cela ne met pas en danger notre correspondance à Sydney pour Bangkok. Il me dit que ça passera. De toutes manières la liaison  Sydney – Bangkok est assurée par la même compagnie.
Il se remet à l’ouvrage et nous recherche sur le vol 142. Ca met un peu de temps !!
Aucun Peltre sur ce vol. Je sens la panique qui commence à monter.
En revanche il me dit qu’il nous voit sur le vol 148 qui part à 16H de l’après-midi et que le vol de Sydney à Bangkok est à 19H45.
En somme il était en train de nous expliquer que notre plan de vol était le bon mais avec 10 heures d’écart.
Mais à ce stade, Il ne peut rien faire pour nous, nous devons attendre que le guichet de la compagnie ouvre. Nous allons devoir attendre 30 minutes avant de savoir à quelle sauce nous allions être manger !!!
Nous attendons donc en rogne et passablement angoissés.

Scène 3 : Quand je fais connaissance avec M Abruti-Tire au flanc
Le guichet ouvre enfin et là 2 personnes en face de moi : une femme et un homme qui a l’air pas bien réveillé. Je pris pour que la femme lève la tête en premier mais mauvaise pioche, c’est monsieur qui nous accueille à 2 de tension devant le guichet.
Je lui explique ce qui nous arrive et il me dit qu’il peut rien faire pour nous et que c’est une erreur de Travel Nation.
Nous le savons je lui dit que c’est une erreur de notre agence mais une fois qu’on s’est dit ça, que peut-il faire pour nous arranger ??
Je le rassure sur le fait que Travel Nation va en prendre pour son grade.
Ben, comme ce n’est pas de sa faute, il ne peut rien faire.
Et là je me dis mon Dieu que les entreprises ont encore du chemin à faire sur la culture du service client et du choix de ses collaborateurs.
Je le secoue un peu, je lui demande (ou l’exhorte peut-être) de nous mettre en business pour la peine. Rien, !!!
Dans la série des Monsieur Madame, pas de bol, j’ai pioché M Abruti-Tire au flanc.
Il finit par me dire que le mieux c’est que j’aille au Novotel le plus proche de l’aéroport. Ben voyons ! à 500 dollars la nuit alors que j’avais les fesses bien au chaud dans mon lit avant de faire connaissance avec lui !!!!
Malheureusement je ne peux pas compter sur mes enfants pour faire pitié.
Je ne peux pas jouer du couplet : « regardez, les pauvres chéris sont épuisés, aide-moi… »
Non je ne peux pas faire ça car mes chérubins même à 3H du mat, comme d’hab, ils sont en pleine forme., ils courent partout entre les serpentins  qui guident les files d’attentes (vides à cette heure) qui forment de superbes labyrinthes gradeur nature…
Bon donc nous sommes condamnés à partir dans l’après-midi.
Du coup je repense à la fenêtre que j’ai laissé ouverte….

Scène 4 : Quand nous sommes sauvés par une fenêtre laissée ouverte….
Nous sortons excédés de l’aéroport et nous avons enfin un peu de chance, nous trouvons direct un van pour nous amener pour pas cher à notre motel.
De toutes manières, cher ou pas, c’est Travel qui paiera, croix de bois, croix de fer !!!!
J’explique à Mathieu que j’avais laissé la porte fenêtre ouverte et qu’il peut escalader pour passer sur le balcon et nous ouvrir de l’intérieur. Je suis confiante sur les capacités de grimpeur de Mathieu.
Nous arrivons au Motel et comme prévu, Mathieu réussit l’exploit !!!
Ni vus, ni connus à 05H du mat nous réintégrons nos chambres.
J’envoie un mail au Motel en leur expliquant ce qui vient de nous arriver en 2 lignes et en leur demandant de nous laisser la chambre jusqu’à 11H.
La mauvaise blague se termine par un retour dans nos lits respectifs qui n’avaient pas encore eu le temps de refroidir.

Scène 5 :  quand la nature s’en mêle…
Je me réveille à 09H30 et je vois que Lauredana, ma nièce me demande si elle peut m’appeler. Je lui explique que nous n’avons pas eu notre vol et que nous devons repartir dans l’après-midi.
Elle me dit : « oui j’imagine c’est à cause du cyclone !!! ».
Mais qu’est ce que c’est que cette histoire encore…c’est pas vrai. Je me renseigne auprès de la réception et effectivement il y a un cyclone hyper bien placé entre l’Australie et la Nouvelle Zélande !!!!!
Nous vérifions et notre vol de 16H est bien maintenu mais affaire à suivre…
12H30 arrive et le taxi nous ramène à l’aéroport… Je commence à en avoir un peu marre de ce trajet.
Et cette fois-ci de jour, nous retrouvons notre fameux hall des departures…

Scène 6 : quand ça veut pas ça veut pas !!!
Nous faisons la queue pour nous enregistrer…encore. Vient notre tour, nous posons les bagages sur le tapis et la dame au guichet du check in me pose plein de questions sur notre séjour en Thailande : combien de temps on reste, quelle est la suite de notre voyage.
Moi je croyais qu’elle voulait faire la conversation donc je lui explique gentiment notre road trip : que tout n’est pas encore bien ficelé, que nous ne savons pas encore dans quel ordre on va se déplacer…
Et, elle coupe court à ma litanie en me disant que sans preuve de départ de Thailande, nos ne pouvons pas partir de Nouvelle Zélande. Nous n’avons effectivement à ce stade aucun billet d’avion, ni de train ni de bus montrant que nous ressortons dans les 30 jours du territoire thailandais.
Sur ce je pète un plomb en lui expliquant que je me tenais à l’endroit précis où nous parlons à 03H du matin et qu’aucun de ses abrutis de collaborateurs ne m’avaient précisé ce détail qui a toute son importance . Je hausse le ton et elle m’envoie …. au bureau de Quantas où j’ai eu le plaisir de croiser M Abruti-Tire au flanc quelques heures auparavant.

Scène 7 : Quand je tape le scandale et que je passe derrière le comptoir de Quantas
Je réexplique à cette nouvelle personne que je me trouvais à cette même place quelques heures auparavant à discuter avec son abruti de collègue qui ne m’avait prévenu en rien de cette légère contrainte de preuve de sortie du territoire thailandais.
Elle me répond qu’elle me comprend mais que je dois absolument leur présenter cette preuve pour pouvoir prendre mes 2 vols jusqu’à Bangkok !!! Là je commence à gueuler que c’est du vrai foutage de gueule et demande ce qu’elle propose pour résoudre ce bordel.
Mathieu sort l’ordi et essaye d’acheter en ligne des tickets de bus ou de train mais l’opération s’avère compliquée (1/ il ne parle pas anglais…et tous les sites sont soit en anglais soit en thaï…2/ c’est toujours très simple de chercher un truc vital sur internet avec ce genre de petite pression).
La personne du guichet tente de m’emmener dans une agence de voyage mais ils ne pouvaient pas m’aider. Autre contrainte nous n’avons droit qu’à 30 minutes de WIFI.
Je demande donc un accès à un ordinateur de Qantas. Et voilà que je passe de l’autre côté de ce fameux comptoir que j’ai eu à 2 reprises envie de détruire de colère.
 
Les recherches sont plus rapides avec leur ordi et je finis par acheter des billets d’avion Bangkok-Hanoi pour 300 euros pour nous 5.
De toutes manières je m’en fiche, je vais faire payer Travel.

Scène 8 : Quand nous avons droit au salon Première pour décompresser…
Nous avons enfin droit de faire notre check in et nous débarrasser de nos gros bagages. Nous avons enfin le droit de souffler après 2 heures de stress intense. J’accuse le coup en me mettant à pleurer quand la dame de Quantas m’imprime mes billets Bangkok – Hanoi : condition de notre départ.
Et touchée par notre épopée et se sentant coupable à la place de M Abruti-Tire au flanc elle nous escorte jusqu’au contrôle de sécurité et nous amène dans le salon première de la compagnie.
Ah c’est là qu’ils sont tous les riches qui voyagent en business !!!!!
C’est une expérience unique, l’ambiance est zen et un buffet fort appétissant nous attend.
Malheureusement nous n’en profitons que 45 minutes mais cela suffit à nous requinquer…
 
Scène 9 : Quand nous sommes enfin dans l’avion
Nous sommes enfin en vol. Ils viennent de nous servir un repas mais nous n’avons plus faim. : nous avons en 45 minutes fait un sort au buffet du lounge première. Mes 4 acolytes sont tous à regarder un film sur leur écran de télé personnel.
Et moi je décompresse en vous racontant nos mésaventures.

La scène 10, je ne peux pas vous la raconter car il faut que j’attende lundi l’ouverture des bureaux de Travel Nation, l’agence qui nous a vendu nos billets tour du monde et qui a un peu oublié de nous signaler les changements dans nos plans de vol.
Mais je peux par contre vous en donner le titre....

Scène 10 : Quand je règle mes comptes avec Travel Nations et quand j’aimerai pas être à leur place !!!!!!!!!!!!!!!

THE ENDS!!
Sandrina


samedi 20 février 2016

Nouvelle Zélande, J30 à 32 : bye bye les Kiwis!!!

Jeudi 18 février : 
Avant le jeudi, il faut tout de même que je vous raconte la veille au soir, car décidément nos arrivées à Auckland sont toujours épiques!!
Sachez que nous avons eu notre pire vol depuis notre départ (et nous en cumulons un certain nombre maintenant) : des turbulences, sérieuses, à n'en plus finir. J'en avais rarement vécu d'aussi longues. Heureusement nous étions sur les derniers sièges de l'avion et juste derrière moi j'avais les hôtesses de l'air!!!
A quoi ça te servait me direz-vous? Eh bien à scruter de près le moment où elles perdraient leur sourire parsi (Fréd. Bruno connaît bien ce truc il me semble...)!!! Mais elle devait le sentir car malgré les hauts et les bas elle me regardait perpétuellement avec un sourire figé!!!
Nous atterrissons enfin, récupérons nos bagages et arrivons à attraper un taxi pour 5, un van donc. Il nous conduit en 20 minutes à notre Motel et là...personne!!!
Heureusement le gentil chauffeur de taxi appelle un numéro qui le met en contact directement avec le gestionnaire du motel qui lui explique qu'elle nous a laissé les clés dans une boîte avec un code et qu'il y avait eu un problème dans la chambre familiale et que du coup elle nous avait donné 2 chambres. Ces 2 chambres étaient à l'opposé l'une de l'autre : super pratique!!!!
Nous nous couchons bien fatigués et je me dis que je vais avoir une matinée du type "règlement de compte à OK choral"!!! (commentaire de Mathieu : Sandrina était prête à cramer 10 000 euros en communications téléphoniques pour engueuler la gérante car elle ne nous a pas laissé la clé wifi...à 23h40....)
Effectivement, dès le réveil, je me lève et pars à la réception.
Je commence par les remercier de leur accueil chaleureux de la veille!!!! et ensuite je balance toutes mes insatisfactions.
Et du coup, le motel nous reloge dans 2 grandes chambres communicantes en nous faisant une ristourne de 110 euros (l'équivalent d'une nuit gratuite), en me donnant plein de vouchers internet gratuits et de la poudre à lessive gratuite. Comme quoi gueuler c'est vraiment l'affaire des cons (dont j'avoue faire partie) mais ça marche tellement bien!!! (commentaire de Mathieu : si Sandrina avait avait cramé pleins d'euros la veille pour appeler la gérante, nous aurions sûrement pu rester 3 nuits gratis!! comme quoi je suis parfois mauvaise langue)
Du coup, nous sommes installés comme des pachas et cerise sur le gâteau...il pleut des cordes!!!
Cool !!
Tout le monde est ravi de devoir être enfermés toute la journée!!
Nous commençons par les devoirs et ce coup ci, nous faisons une session plus costaud en prévision des vacances scolaires des enfants que nous calons avec l'arrivée de nos copains/famille.
Et puis chacun vaque à ses occupations.
              
                                        Je vous le donne en mille :                              Mais heureusement après la corvée
                                à qui appartient cette occupation là???                      j'ai droit à une session câlin 

Et ce genre de journée nous inspire souvent une soirée télé en famille (enfin, ça inspire surtout Mathieu).
Alors nous regardons tous ensemble Harry Potter 7, partie 1, histoire de finir cette journée reposante en beauté!!! (Aparté de Mathieu: quel aura été notre fil conducteur de ce voyage ? les temples, les musées, l'histoire, la tectonique des plaques ? nooonnnnn : Harry Potter - les enfants, nous prennent la tête des jours durant après : et pourquoi il a fait ça Voldemort ? et pourquoi Luna elle est dans la lune ? et pourquoi harry il s'est énervé contre Ron, et est-ce que Dolorès Ombrage c'est une mangemort ? aaaaahhhhhrrggggg aussecours!!)).

vendredi 19 février
On commence par une bonne dose de classe et après déjeuner je propose une balade dans le centre ville d'Auckland. Cela fait 2 fois que nous atterrissons dans cette ville et on on ne sait pas encore à quoi elle ressemble.
Je n'ai aucun succès avec ma proposition. Les enfants et Mathieu avaient l'intention de se faire une deuxième journée de glande!!! Avec un peu de mal je réussis à tous les convaincre d'aller au moins voir la Sky Tower.
Et quand je vous dit que ces petits ont un ange gardien....
Je demande à la réception ou se trouve l'arrêt de bus le plus proche et elle me répond qu'il y'a une grève des chauffeurs de bus, exceptionnellement aujourd'hui.
Je fais donc appeler un taxi et au bout de 3/4 d'heures, il n'arrive toujours pas.
Bon il faut quand même savoir interpréter la convergence des signaux : ok restons la maison!!
Après un petit tour à la piscine, chacun revaque à ses occupations.
 
Bon je crois qu'ils en avaient vraiment besoin.
 
                                         télé pour les petits                   footing transpirant pour Mathieu

Mais ils sont tous prévenus, demain on se balade!!!!!!

Samedi 20 février :
Nous émergeons à 10H et cela est légendaire tellement c'est rare.
Mathieu, à peine un oeil ouvert cherche à négocier d'avancer les vacances d'une journée et de décréter que ça y est elles ont commencé.
Madame Rabat joie lui explique que ce n'est pas sérieux mais que dans sa négociation il a quand même gagné d'écourter un tout petit peu les devoirs : ouais je suis dure en affaire!!!
 
Le temps est magnifique et c'est notre dernier jour à Auckland : il faut donc en profiter.
Nous travaillons donc une bonne heure et demi tout de même et la cloche des vacances sonnent enfin. Explosion de joie des enfants!! Finalement ce sont leurs premières grandes vacances depuis le départ en tour du monde. J'avais été un peu chiche à Noel!!
Donc les enfants sont heureux et le maitre et la maitresse aussi car eux aussi ils ont besoin d'un break!!!

Nous partons ensuite nous promener comme prévu à Auckland. Nous avions décidé d'aller manger la-bas. Et comme nous tenons à éduquer les papilles de nos enfants en leur faisant tester les spécialités locales, nous choisissons un restaurant tout à fait typique de Nouvelle Zélande...hum hum!
 
Non mais en fait Laetitia et Fred, il aurait fallu qu'on se lance un défi de la famille qui visitait le plus de MacDo!!!! Bon pour l'instant j'ai l'impression que c'est vous qui gagnez mais je pense qu'on peut encore vous rattraper :-)
Après ce délicieux repas, nous partons vers la sky Tower, la Tour Eiffel version moderne d'Auckland.
 
Cette tower culmine à 328 mètres d'altitude, pointe comprise et du coup les kiwis en ont fait un sautoir. Si vous regardez attentivement la photo de la tour, sur la droite dans les nuages on aperçoit un point noir. C'est un vrai bonhomme qui saute de la tour : non mais gros malade!!!!!!
Il y a également une autre activité proposée sur l'auréole : une balade au bord du vide mais attaché en harnais.
Bon ça nous tente pas du tout et tant mieux parce que c'est super cher.
Nous nous dirigeons ensuite vers un parc non loin de là, nous nous posons avec Mathieu sur un banc avec une vue sympa.
 
Les enfants entendent de la musique un peu plus loin et fidèles saltimbanques qu'ils sont nous demandent s'ils peuvent s'approcher.
Un peu plus tard, après avoir pris une petite dose de silence (bon sang qu'est ce que c'est bon!!!), nous partons les rejoindre et nous les retrouvons debout sur la pelouse en face d'un orchestre au milieu d'autres spectateurs en train de faire les saltimbanques grâce à des balles qu'une gentille dame leur avait prêtées!!
Puis nous rentrons en bus jusqu'à notre Motel pour nous préparer à notre prochain grand voyage qui va occasionner un réveil méga douloureux à 2H du matin.
Nous avons un avions à 06H pour Sydney puis à 10h de Sydney pour Bangkok où nous arriverons à 15H de l'aprème, heure locale.
Et donc bien sûr, nous changeons encore de décalage horaire avec vous car en Thailande nous aurons 6 heures de plus qu'en France.

Dernier jour en Nouvelle Zélande, dernier jour avant le grand choc culturel!!!
J'appréhende l'Asie un peu plus que tout ce que nous avons fait jusqu'à présent : la langue, la cuisine pour les enfants, les nouveaux trajets en bus...
Nous aurons réalisé un superbe périple en Nouvelle Zélande et avons vu tout ce que nous souhaitions voir : quelle nouvelle chance nous avons eu!!!
L'île du Nord et du Sud sont très différentes.
Je pense que les enfants résumeraient l'île du Nord en : ça pue ; et l'île du Sud en : on y fait de l'hélico!!!
Ce que je retiens de ce splendide pays c'est la diversité de son paysage, la beauté de sa nature et l'accueil de ses habitants (sauf le dernier Motel mais elle s'est bien rattrapée).
Et il est vrai que nous allons partir sans regrets de Nouvelle Zélande, car nous savons que lundi nous allons retrouver ma soeur Milène (bon son vrai nom c'est Filomena : les boules hein... c'est pour ça qu'on l'appelle Milène. Je trouverais bien une autre occasion pour vous donner le prénom de notre grande soeur "Didine" : ahahahahahah!!!!!), mon neveu Théo, nos meilleurs amis Stefania et Alexandre ainsi que Salomé (notre filleule) et Gaetan (notre coquin)!!!!
Presque 6 mois que nous ne les avons pas vus !!!! Et cette joyeuse troupe vient exprès en Thailande pour nous rejoindre : ça fait vraiment chaud au coeur!!!!
Dans le même temps nous reverrons un autre couple d'amis et leurs 2 poulettes venus en Thailande à l'occasion des vacances scolaires.
Nous sommes tellement proches des retrouvailles que cela me parait presque irréel, impossible!!!
Vivement lundi!!!
Bye bye les Kiwis et à nous les nems et le riz!!!!

P.S : je suis contente car Mathieu a bien progressé en anglais, ici en nouvelle Zélande.
Il a presque appris un mot!!!
Quand on voyage il y a un mot qui revient très souvent c'est Backpacker et qui veut dire voyageur en sac à dos. Nous discutions de ce mode de voyage justement avec un taxi à Christchurch, quand Mathieu se mêle de la conversation.
Je suis positivement étonnée, ça y est il se lance dans un bout de conversation en anglais et là il dit : "yes, thereze a lotte ofe backpaper!!!!"
ahahahahahahahahahahahaha
Nina et moi nous regardons interloqués en nous demandant ce qu'il avait voulu signifier.
Et nous lui rappelons que voyageur en sac à dos c'est backpacker, enfin s'il tient à se faire comprendre.....

1 partout chéri!!!!
La bise
Sandrina

mercredi 17 février 2016

Nouvelle Zélande - rien à voir avec la choucroute

Bon, un petit aparté dans les articles de ma belle et belle. Très court, je ne vous embête pas longtemps.

Alors que nous voguions dans les fabuleux fjords du sud néozélandais, je fais remarquer que cela aurait certainement été plus spectaculaire avec du soleil. Sandrina me fait la réponse suivante : "non! moi, j'adore comme ça, avec ces nuages bas, ces falaises à pic...même si on n'aperçoit pas les sommets, on se sent tout petit.... D'ailleurs, ça m'fait penser que je dois refaire mon vernis ce soir."

Sur ce, on explose de rire !

A bientôt,

Matéo

Nouvelle Zélande, J27 à 29 : bye bye île du Sud

Lundi 15 février : 
Je me fais réveiller par les bips bips de mon téléphone qui m'indique que Whatsapp turbine à plein.
Effectivement plein de messages du groupe Forza Napoli que j'ai créé avec mes cousins italiens et mes soeurs.
Il y a visiblement eu un tremblement de terre non loin de Christchurch et Naples se faisait du souci. Je rassure tout le monde en expliquant que nous sommes pourtant pas très loin (450km environ) mais n'avons rien ressenti du tout.
La magnitude de ce nouveau tremblement de terre est similaire à celui qui avait frappé la ville en 2011 donc j'espère de tout coeur que cette fois-ci la ville n'a pas été ravagée.
Mathieu lit qu'il n'en est rien et qu'en dehors d'une falaise échouée dans la mer, aucune infrastructure n'a été touchée et surtout il n'y a à déplorer aucune perte humaine.
Bon nous verrons cela de nos propres yeux dans 2 jours car notre périple dans l'île du Sud touche à sa fin.
Nous repartons donc d'Invercargill en mordant toujours un peu sur les horaires de check out!! 10H c'est un peu tôt et nous essayons souvent de grappiller une heure ce qui nous vaut parfois des remontrances mais pas cette fois-ci!!!
Nous repartons tranquillement donc vers Dunedin, une grosse ville de la pointe Sud.
Mais comme à chaque fois, notre parcours de 250 km nous prendra la journée. En effet, nos étapes sont généralement calculées pour que nous puissions faire des pauses utiles en allant visiter les points d'intérêt chemin faisant.
Notre premier arrêt, Waipapa Point, nous permet d'admirer un phare splendide!!
 
Mais l'intérêt de l'endroit ne tient pas qu'à ce phare, sur la plage, il y a quelques lobos de mar. Nous arrivons sur la plage où quelques touristes étaient déjà en observation d'un spécimen bien costaud.

Nous descendons plus près pour voir le sacré bestio et il ne tarde pas à faire quelques glissements de corps vers nous pour nous faire comprendre que c'est son territoire et que nous n'avons rien à faire si près.
Je dis aux enfants de s'éloigner en même temps qu'un couple de touristes français nous engueule en nous disant qu'on était beaucoup trop près, que les panneaux c'est pas pour les chiens.
Soit dit en passant ils étaient à 3 ou 4 mètres max de nous. Donc c'est çui qui dit qui est...
Ma question est : pourquoi dire les choses de manière si moralisatrice et désagréable?
Nous pouvons partager une frayeur et se dire : "ah mince je pensais pas que le bestio allait charger si vite".
Ce moment d'échange avec mes compatriotes m'a vraiment gonflé mais j'ai laissé passer...et oui je suis en cure de prise de recul :-)
Puis après cet arrêt loup de mer, direction les McLean Falls pour une promenade d'une petite heure.
Les enfants sont rassurés par la durée donc nous y allons tous gaiement et arrivons devant un très beau spectacle. Et Mathieu, le grimpeur, nous emmène hors des sentiers battus au plus près de la chute.
Certainement que si nous avions croisé le couple rabat-joie de français ci-dessus on aurait entendu : "oh la la, mais ils sont fous de grimper ces 3 pierres avec leurs enfants". Bon allez j'arrête :-)
En tous cas, nous sommes seuls la haut à nous y être aventurés et nous en profitons.

Les chutes d'eau, on commence à en avoir pas mal à notre actif mais c'est assez hypnotisant comme spectacle. Parce que finalement ce n'est rien qu'un peu d'eau qui tombe par terre et pourtant on pourrait regarder ça pendant des heures (ou peut-être un quart d'heure ce serait déjà bien).
Du coup après les McLean, nous partons voir d'autres chutes et ce sera notre dernier arrêt de la journée avant de nous rendre à notre logement de Dunedin.
Plus petites mais belles tout de même...

Mardi 16 février : 
Nous partons au centre ville de Dunedin car il est vrai que cela fait un certain temps que nous ne sommes pas allés dans un environnement urbain et ce n'est pas plus mal car cela nous tient également éloignés des tentations de consommation.
Je devrais faire une courbe de nos dépenses avec en abscisse les lieux où elles ont été faites : je pense que les pics correspondraient à nos passages dans les villes!!
Cette fois-ci en dehors d'un resto, nous sommes raisonnables (enfin surtout Mathieu car c'est souvent lui le panier percé à surveiller :-)) (commentaire de Mathieu : rhhhhhoooo la menteuse!)
Après déjeuner, nous partons vers la rue la plus pentue du monde, paraît-il : Baldwin Street Whaou!!
Et c'est impressionnant surtout que nous l'attaquons en voiture et que nous avons l'impression que la voiture va se retourner. Nous refaisons le chemin en sens inverse, c'est-à-dire en descente. Nina et Romeo descendent de voiture pour la faire à pied mais nous, nous avons une confiance absolue dans les freins de notre voiture!!


Ensuite direction Oamaru avec en étape intermédiaire les fameuses boulders.
Le spectacle est assez impressionnant car il montre comment la nature peut parfois sculpter des formes géométriques presque parfaites.
 
C'est aussi un très chouette lieu pour écrire des messages sur le sable, pour jouer aux chevaliers qui se battent avec leurs épées de bois et bien sûr un terrain où l'on peut sauter d'une boule à l'autre.
Vous l'aurez compris, c'est l'heure de la récrée pour tous...


Enfin, nous repartons vers notre étape du soir pas trop tard car il faut encore aller faire les courses, préparer le repas avant de ressortir.
En effet, cela nous arrive que très rarement de ressortir le soir mais là c'est pour la bonne cause : nous partons à Oamaru observer les pingouins.
On y va sans trop de conviction en se disant q'il y a peu de chances qu'on en voit.
Mais en fait nous apercevons alors que le soleil est déjà tombé une gigantesque colonie de pingouins sur un ponton fermé au public.
On voit par contraste en réalité, c'est-à-dire leur ventre blanc et leur dos noir car la luminosité est trop faible à cette heure pour les voir distinctement.
Pour autant, nous continuons à longer l'océan quand nous avons la chance d'en apercevoir de beaucoup plus près. C'est bien sûr un spectacle saisissant pour les enfants mais pour nous aussi. Nous sommes tous les 5 d'accord : les pingouins ont une démarche vraiment géniale.
Ces petits animaux sont vraiment trop mignons.

  
Pour les protéger, il y a sur place un gardien qui s'appelle l'avocat des pingouins et qui houspillent les touristes un peu trop intrusif (hein Romeo)!!!
Ce fut donc une soirée fructueuse car finalement nous avons pu en voir pas mal!!

Mercredi 17 février : 
C'est notre dernière journée sur l'île du Sud et il nous reste 250 km pour rejoindre Christchurch soit environ 3 heures de route.
Nous mettons le réveil car au programme il y a une heure d'école et la fameuse session bagages. Et une fois que tout ceci est bouclé, nous repartons vers Oamaru.
Et nous retournons précisément sur la jetée qui présente un intérêt non négligeable pour les enfants et les parents qui voudraient éventuellement, je dis bien éventuellement, gagner un peu de liberté : une aire de jeux juste sensationnelle!!
Le jeux sont beaux et vraiment très sympas : une grande tyrolienne, une roue de hamster géante, un toboggan très grand et très rigolo.

Bref nous les avions découvert rapidement la veille, lors de notre sortie pingouins et nous nous sommes dits que ce serait sympa que les petits puissent en profiter avant la grande journée de transport qui nous attend pour rejoindre Auckland.
Et cela fait partie des moments où tout le monde est content et dans son élément (contrairement à la marche ahahaha) : les enfants courent d'un jeu à un autre sans la menace de : "les enfants, on va louper les pingouins il faut y aller...!!" et les parents sirotent un café dans un bistro qui donne sur la mer sans entendre : "bon on y va..!!!"!
C'est une chouette découverte Oamaru! En dehors des colonies de pingouins c'est vraiment une ville où il fait bon vivre, très jolie et avec des infrastructures qui permettent vraiment de profiter du panorama.
Nous en profitons pour piniquer près des jeux et du bord de mer avant de reprendre la route pour Christchurch.
Et ça y est, plus que quelques minutes avant de décoller de cette île du Sud qui nous a fait rêver et que nous avons adorée.
Nous y avons vu des paysages inédits, nous avons vécu des premières expériences (l'hélico....et se faire charger par un lion de mer :-))
Bref, notre roadtrip de 15 jours nous a permis de découvrir les splendeurs de cette île dans les meilleures conditions.
Je me rends compte qu'à chaque destination qui se termine, j'ai envie de dire....on y retournera!!!
Allez, je vous laisse on décolle pour Auckland qui sera la scène de mon dernier article sur la Nouvelle Zélande.
Sandrina